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Plantes succulentes - Comment les cultiver

lundi 7 avril 2014, par Christophe Berger Twitter : @plantesdusud


Les plantes dites "succulentes" souffent encore de nombreuses idées fausses. Leurs origines variées et lointaines peuvent effectivement dérouter le jardinier (se reporter à la classification botanique à la fin de cet article).
Elles ont au moins un point commun : leur grande résistance aux climats secs et rudes, d’où leur intérêt pour les jardins du sud de la France, de la Côte d’Azur aux côtes de l’Atlantique.
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Rocaille de diverses plantes succulentes au jardin de Monaco.
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QUELQUES PRECISIONS S’IMPOSENT

Répondons à quelques idées faussement répandues sur les plantes succulentes.

- Ces plantes seraient dangereuses et bizarres ? Il est vrai que certaines de ces succulentes, comme les agaves, les yuccas ou les opuntias, ont des épines ou des aiguillons au niveau des feuilles et des tiges.

Mais de nombreuses espèces sont sans danger pour les mains et les yeux. Et leur aspect quelquefois étrange, inhabituel, leur donne cet air d’exotisme si recherché pour la décoration des jardins.

Pour les cultiver, ne restez pas sur l’idée d’une rocaille sèche, pierreuse, austère, le soi-disant jardin mexicain, qui ne sera pas forcément du meilleur effet chez vous.

N’hésitez pas au contraire à mélanger ces plantes d’aspect très graphique à des végétaux plus classiques, plus florifères aussi, afin de créer un décor dépaysant, qui fera l’originalité de votre jardin toute l’année.

- Les succulentes pousseraient trop lentement ? Si c’est vrai pour certaines, beaucoup étonnent par leur rapidité de croissance quand elles sont cultivées dans de bonnes conditions.

Quelques exemples de floraisons :

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Hampe florale d’Aeonium atropurpureum.
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Sedum spectabile, très résistant et fleurit en automne.
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Ficoïde rose au printemps.
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Ficoïde violette, un coloris très lumineux.
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Ficoïde orange, Lampranthus aurantiacus.
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Ficoïde jaune, Lampranthus serpens.
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Opuntia aciculata.
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Opuntia violacea.
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Fleurs en clochette de Yucca gloriosa, en été.
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Aloe arborescens, floraison hivernale.
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Aloe variegata, floraison hivernale.
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Carpobrotus edulis en fleur au printemps, la "griffe de sorcière".
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Crassula ovata couverte de fleurs blanches mellifères en plein hiver.
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Tapis de Drosanthemum hispidum.
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- Et les fleurs dans tout ça ? Les ficoïdes ont des floraisons printanières exceptionnelles en jaune, orange, blanc, mauve, rouge ou encore violet. Peu de plantes peuvent rivaliser avec cette débauche florale.

Les aloès nous gratifient de longs épis floraux en plein hiver dans les tons rouge orangé du plus bel effet.

Les yuccas dressent vers le ciel leurs hampes florales blanches en fin d’été, alors que de nombreuses plantes se préparent déjà pour l’hiver, ou sortent "brûlées" d’un été torride.

Sans oublier la floraison spectaculaire des agaves qui font désormais partie du décor de nos côtes touristiques.

- Et en plus elles gèlent ? Pour certaines plantes succulentes, le risque est réel, mais les exceptions sont heureusement nombreuses.

En fait, peu d’études permettent d’avoir des renseignements fiables sur les niveaux de résistance aux basses températures dans les conditions hivernales du sud de la France.

La visite des vieux jardins de la Côte d’Azur réserve parfois de bonnes surprises, tel ce Beaucarnea longifolia ou ce Yucca australis plantés vers 1890 à Hyères-les-Palmiers, qui ont résisté à tous les hivers les plus rudes.

De leur côté, des amateurs et des producteurs passionnés ont fait des essais de résistance qui donnent des informations précieuses.

N’hésitez donc plus à tester vous-même ces plantes. Cet article, outre les conseils de base pour les cultiver, vous donne plusieurs listes de plantes succulentes parmi les plus résistantes.

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Aeonium arboreum var. atropurpureum.
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UNE SUCCULENTE, C’EST QUOI ?

Pour le jardinier amateur, qui n’est pas forcément botaniste, il est souvent plus compréhensible et plus simple de regrouper des plantes qui présentent beaucoup de caractères communs, morphologiques ou culturaux, sous un même terme.

Tel est le cas des plantes succulentes. Ce sont des plantes qui ont la faculté d’accumuler des réserves en eau et en éléments nutritifs dans des organes plus ou moins charnus et des tissus particuliers. Ces réserves se font dans les feuilles, dans les tiges aériennes ou souterraines, ou encore dans les racines.
Ces accumulations donnent des morphologies particulières : feuilles "grasses", épaissies par les sucs, tiges ou troncs renflés, racines charnues, qui font tout le charme exotique de ces plantes
.

Ce caractère "succulent" s’accompagne souvent d’autres adaptations morphologiques qui évitent une trop forte perte d’eau par transpiration : transformation des feuilles en aiguillons, comme chez les cactus, présence d’une couche cireuse sur le dessus des feuilles, surface poilue, taille réduite des feuilles, disparition complète des feuilles ou de toute partie aérienne en période sèche, forme arrondie des tiges pour réduire la surface d’évaporation.

Ces adaptations particulières confèrent à ces plantes leur grande capacité de résistance au manque d’eau en climats secs et très ensoleillés.
Cette période de réduction de l’activité biologique peut durer plusieurs mois. Mais à certaines périodes de l’année, l’eau sera nécessaire pour assurer la croissance, la floraison, la fructification.

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Echinocactus grusonii, le "coussin de belle-mère", un parfait exemple d’adaptations morphologiques.
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CONSEILS DE CULTURE

Les principes de culture sont très simples et peu contraignants. Suivez-les, succès garanti !

"L’excès est l’ennemi du bien !"

Cette maxime résume parfaitement l’esprit avec lequel vous devez aborder la culture de vos plantes succulentes. Elles se contentent de peu, elles peuvent réagir très mal à l’excès d’eau, d’engrais ou de terreau, alors que l’on croit bien faire.

STOP aux idées fausses, voici les conseils de base très simples à suivre.

- Le sol, le terreau : faire simple

En grande majorité, les plantes succulentes nécessitent un sol filtrant, de pH neutre à légèrement acide de préférence. Elles poussent donc dans de nombreux sols des régions du sud de la France sans difficultés particulières. Les sols légèrement calcaires ne sont pas un frein.

Cas particuliers : Aloe et Agave sont des plantes assez "voraces" qui apprécient des apports en engrais. Doryanthes pousse en sol riche, acide et léger. Les joubarbes (Sempervivum) ne poussent qu’en sol acide.

- L’eau, l’arrosage : des plantes économes

Dans le cas général, il est toujours préférable de faire des arrosages abondants mais bien espacés dans le temps. En été, un arrosage toutes les 2 à 3 semaines est suffisant selon les plantes.

Sans arrosage, la plupart de ces plantes résistent parfaitement, mais leur aspect deviendra moins décoratif. En climat doux, beaucoup de succulentes poussent rapidement au printemps et en automne, et sont plus ou moins en dormance en été. C’est donc en été qu’il faut réduire l’arrosage.

Dans le cas d’une culture en pot, un arrosage plus régulier pendant la période de croissance est conseillé, les réserves du terreau s’épuisant plus vite qu’en pleine terre.

Quand elles ont soif, Agave, Aloe et beaucoup de plantes succulentes vous le "disent" en montrant des feuilles ridées, un port plus prostré, des feuilles qui jaunissent et sèchent, une couleur des feuilles qui vire au rouge (Aloe).

Cas particuliers : Agave et Aloe entrent en dormance pendant les fortes chaleurs, les agaves ne poussent plus au-delà de 40°C. Dans ces cas là, il est préférable de suspendre les arrosages, ou de les espacer, sinon vous risquez de provoquer la pourriture des racines. Ces plantes reprennent souvent une croissance très active à l’automne.
Doryanthes nécessite une forte humidité atmosphérique. Beschorneria et Furcraea demandent plus d’eau que les agaves. Nolina recurvata et Yucca elephantipes ont besoin d’arrosages plus abondants que les autres espèces. Beaucoup de plantes grasses comme Crassula, Sedum, Echeveria, Pachypodium continuent de pousser en été avec un arrosage régulier. Aeonium a besoin d’une période de repos au sec en été, avec perte normale d’une grande partie des feuilles, celles qui restent se refermant sur elles-mêmes pour limiter l’évapotranspiration.

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Les opuntias sont des succulentes envahissantes qui colonisent les milieux naturels.
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- La résistance aux basses températures : vous avez-dit frileuses ?

Des listes en fin d’article vous donnent quelques niveaux de résistances connues aux basses températures pour les succulentes les plus fréquentes.

Cette indication de température n’est qu’une valeur moyenne. La plante résistera plus ou moins à ce niveau de température en fonction du type de sol, de l’état d’humidité dans le sol et dans l’air, de l’emplacement de la plante (contre un mur, dans un creux, à l’abri d’un arbre, etc), de la présence de vent, de l’âge de la plante.

Beaucoup de plantes sont capables de s’adapter, jusqu’à certaines limites, à des conditions différentes de celles de leur milieu d’origine.

Le pire ennemi est la conjonction froid + humidité, qui provoque le gel des racines ou la pourriture de la plante. D’où la nécessité de maintenir les succulentes au sec l’hiver. La culture en pot permet de les déplacer en hiver, sous un abri qui permet d’éviter la pluie. Le couvert d’un arbre donne aussi aux succulentes une protection contre le froid.

La plantation sur une position haute au jardin assure également à la plante d’avoir les pieds plus au sec et la tête au-dessus du brouillard qui s’accumule dans les creux de terrain.

En cas de froid intense, l’utilisation d’un voile d’hivernage est envisageable. Chez les plantes à feuilles souples, on peut lier celles-ci ensembles autour du bourgeon terminal pour le protéger, comme on le fait pour les palmiers.

- L’exposition : sous le soleil exactement

Dans le cas général, les succulentes supportent très bien les emplacements chauds et ensoleillés. Mais dans les régions à forte luminosité, une ombre légère leur donne un meilleur aspect, avec des feuilles plus vertes et un port moins prostré.

Si vous déplacez des plantes de l’ombre à la pleine lumière, attention aux coups de soleil irrémédiables. Faites une transition progressive sur un mois.

Cas particuliers : Doryanthes et Cordyline préfèrent la mi-ombre.

- La plantation pas à pas

Cas général : plantez au printemps après les périodes de gel. Si c’est possible, pour les grandes plantes, faites une petite butte avec votre terre pour favoriser un bon drainage, et mettez des cailloux au fond du trou. Gardez le collet (la base de la tige) au-dessus du sol pour éviter le risque de pourriture. Un léger apport de matières organiques et d’engrais est possible, mais pas indispensable. Un terreau trop riche entraîne un risque accru de pourriture des racines.

Suivez les arrosages en été la première année, pour favoriser un bon enracinement. Recouvrir le sol au pied des plantes avec des cailloux, de la pouzzolane ou du sable, pour éviter l’accumulation d’eau et donc le risque de pourriture, et pour freiner la trop forte évaporation de l’eau en période chaude. En hiver, les cailloux, en accumulant de la chaleur, empêchent le sol de se refroidir trop vite la nuit, ce qui réduit le risque de gel.

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Euphorbia resinifera est un excellent couvre-sol.
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Cas particuliers : si vous voulez un tapis couvre-sol, vous pouvez utiliser Aptenia cordifolia, Bulbinella frutescens (bulbine), Carpobrotus edulis (griffe de sorcière), Delosperma cooperi - Delosperma nubigenum - Lampranthus (différents ficoïdes), Euphorbia myrsinites (euphorbe rampante), différents Sedum (orpins), Senecio serpens, certains aloès dans les zones les plus douces comme Aloe saponaria.
Pour obtenir ce couvre-sol, préparez bien votre sol, en labourant en surface 2 à 3 semaines avant la plantation, pour enlever les herbes indésirables, les pierres et les racines gênantes. Profitez-en pour mélanger un peu d’engrais de fond au sol ou un engrais organique mais en faible dose. Si des graines germent après le labour, ratissez la surface avant de planter vos succulentes. Arrosez sans tasser le sol.
La première année, suivez les arrosages en été pour assurer un bon enracinement et arrachez les mauvaises herbes régulièrement. Une légère taille en mai permet une ramification plus rapide des plantes.

- Les engrais : très peu suffit

La formule d’engrais qui convient à la plupart des succulentes est celle qui présente le rapport N (azote) / P (phosphore) / K (potassium) / Mg (magnésium) suivant : 3/1/3/1.

Mais beaucoup de ces plantes résistent sans apport d’engrais. Agave et Aloe sont plus gourmands. Evitez toujours les apports trop excessifs d’azote, surtout en fin d’été, car les feuilles turgescentes trop gorgées d’eau risquent de souffrir du froid hivernal.

- La taille, l’entretien, sont réduits au minimum

En général, les succulentes ne demandent aucune taille. Il s’agit plutôt de nettoyer vos plantes, en enlevant les feuilles sèches et les fleurs fânées. Beaucoup de plantes grasses (Crassula, Sedum, Aptenia, Mesembryanthémacées) peuvent être taillées au printemps pour les rendre plus touffues ou pour empêcher un trop grand envahissement.

Les Opuntia, qui peuvent aussi devenir envahissants, peuvent se tailler sévèrement, en coupant au niveau le plus étroit entre deux raquettes.

Evitez de tailler avant l’hiver, toujours à cause du risque de gel. Ne supprimez jamais trop de feuilles vertes qui assurent l’apport en nourriture aux plantes. Les plaies de taille sont également des portes d’entrée pour de nombreuses maladies (champignons, bactéries) que vous éviterez en traitant préventivement avec un fongicide.

Cas particuliers : la taille des feuilles de la base du tronc de Dasylirion permet de le mettre en évidence. De même chez les Yucca, Cordyline, Nolina, on peut éplucher les troncs en tirant sur les feuilles sèches.

- Insectes et maladies : pas d’affolement

Avant d’utiliser un produit chimique, lisez bien les instructions sur l’emballage et les autorisations d’utilisation. Demandez toujours conseil auprès d’un vendeur spécialié en cas de doute.

Cas des cochenilles farineuses, des poux des racines, des cochenilles à carapace : ces insectes font beaucoup de dégâts et prolifèrent vite, ne vous laissez pas déborder. Inspectez régulièrement vos plantes.
Les produits à base d’huile sont efficaces, mais ne s’utilisent que sur des plantes sans cuticule cireuse (pellicule qui recouvre les feuilles). Sinon utilisez un insecticide de contact, moins nocif pour la plante, mais renouvelez le traitement à 15 jours d’intervalle pour une bonne efficacité. Il existe aussi des insecticides systémiques qui pénètrent dans la sève, et sont absorbés par les insectes piqueurs comme les cochenilles et les pucerons. Pour agir, la plante doit être en végétation, et l’effet peut se faire attendre plusieurs semaines. L’arrosage régulier de la terre avec un produit à forte pénétration dosé à 20% de la dose normale est une méthode efficace.

Cas des pucerons : ils se détectent facilement, leur prolifération est très rapide. Les insecticides de contact sont efficaces au bout de quelques jours.

Cas des acariens : minuscules insectes présents à la face inférieure des feuilles. Ils font des dégâts considérables. On les détecte toujours trop tardivement : les feuilles se décolorent (reflet bronze), les feuilles tombent sans explication. Traitez la face inférieure des feuilles avec un anti-acariens, ou utilisez un insecticide systémique.

Cas des rouilles : champignons qui provoquent des taches jaune orangé sur certaines succulentes. Utilisez un fongicide classique anti-rouille. Les feuilles atteintes restent tachées.

Cas des pourritures : champignons qui entraînent souvent la mort de la plante s’ils ne sont pas combattus à temps. Utilisez un fongicide, ou du soufre, ou de la bouillie bordelaise, et arrêtez tout arrosage jusqu’au rétablissement visible de la plante succulente.

Cas de l’anthracnose sur Agave : maladie causée par un champignon suite à la conjonction humidité plus températures douces en hiver. Cela entraîne une pourriture sous la forme de taches circulaires marrons, molles et suintantes sur les feuilles. Faites des traitements préventifs avec des produits fongicides homologués. Ce type de taches se rencontre aussi sur Aloe.

Le froid sur Agave donne une coloration pâle aux feuilles et des pointes noircies, sur les espèces les plus frileuses. Ces symptômes disparaissent avec la chaleur.
Inversement, les très fortes chaleurs peuvent aussi entraîner un jaunissement. Trop arroser ne sert alors à rien, attendez des températures plus douces.

Surveillez attentivement les attaques des limaces et des escargots sur Agave et Aloe.

Sur Aloe, des galles peuvent être provoquées par la piqûre d’un insecte. Il n’y a pas de traitement, à part détruire les parties déformées.

Sur Dasylirion, il est bon de traiter préventivement tous les hivers avec de la bouillie bordelaise pour éviter les taches noires sur les feuilles, provoquées par un champignon.

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Une très belle réalisation de succulentes en bac sur un balcon.
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- La culture en pot, des plantes bien adaptées

Un système racinaire peu étendu, une grande tolérance au tassement des racines et à une terre assez pauvre, la survie en pot de faible dimension, la résistance au soleil, et au vent, toutes ces qualités font des succulentes d’excellentes plantes pour la décoration des terrasses et des balcons. Les feuillages persistants assurent un côté verdoyant et exotique toute l’année.

Mettez des pierres ou du gravier au fond du pot, pour assurer un bon drainage. Le pot doit avoir obligatoirement un trou d’évacuation pour l’excès d’eau.

Remplissez avec un mélange d’un tiers de terreau du commerce, un tiers de terre de jardin un peu lourde, un tiers de sable non calcaire (diamètre 2 à 5 mm). Un terreau riche en tourbe n’est pas recommandé. Ajoutez un peu d’engrais de fond. Arrosez jusqu’à écoulement de l’eau sous le pot. Laissez sécher avant tout nouvel arrosage.

Plantez haut dans le pot : la couronne de feuilles doit être au-dessus du niveau de la terre, toujours pour éviter la pourriture. Couvrez la surface du pot avec des cailloux, de la pouzzolane ou du sable. Rempotez dans un pot plus grand au bout de 2 à 3 ans. Si la plante devient vert pâle et ne pousse plus ou mal, c’est le signe que la terre du pot est épuisée.

En climat froid et humide, la culture en pot est idéale, car vous déplacerez facilement les plantes sous couvert en hiver, pour les laisser bien au sec, même à très basse température.

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Euphorbia candelabrum à l’abri sous un porche.
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Agave americana mediopicta.
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Composition de succulentes sur un balcon.
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Crassula, "arbre de jade", en pot sur un balcon.
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CLASSIFICATION BOTANIQUE DES SUCCULENTES

On dénombre environ 12 000 espèces de plantes succulentes, regroupées dans 30 familles botaniques. Voici les principales familles.

- Famille des Cactacées :
Les cierges, les boules, les oponces (Opuntia), les épiphytes, les Pereskias, les anomalies.

- Famille des Euphorbiacées :
Euphorbia, Monadenium, Synadenium, Pedilanthus, Jatropha.

- Famille des Agavacées :
L’Agave en est le genre principal. Cette famille regroupe aussi Yucca, Nolina, Dasylirion, Calibanus.

- Famille des Aloacées :
Aloe, Gasteria, Haworthia.

- Famille des Crassulacées :
Crassula, Cotyledon, Kalanchoe, Echeveria, Pachyphytum, Sedum, Sempervivum, Aeonium.

- Famille des Aïzoacées ou Mesembryanthémacées :
Lampranthus, Delosperma, Malephora, Carpobrotus, Oscularia, Lithops, Argyroderma, Conophytum, Ophtalmophyllum , Faucaria, Pleiospilos, Carruanthus, Glottiphyllum.

- Famille des Asclépiadacées :
Stapelia, Caralluma, Huernia, Hoya, Ceropegia, Cynanchum.

- Autres familles diverses :
Broméliacées : Abromeitiella, Hechtia, Dyckia, Puya.
Astéracées : Senecio, Othionna.
Portulacacées : Portulacaria, Anacampseros.
Didiéracées : Alluaudia, Decarya, Alluaudiopsis.
Apocynacées : Adenium, Pachypodium.
Cucurbitacées : Kedrostis, Zygosicyos.
Convolvulacées : Ipomoea.
Dioscoréacées : Testudinaria.
Vitacées : Cissus, Cyphostemma.
Bombacacées : Adansonia, Bombax.
Géraniacées : Pelargonium, Sarcocaulon.
Labiées : Coleus.
Pipéracées : Peperomia.
Passifloracées : Adenia.

QUELQUES RESISTANCES CONNUES AUX BASSES TEMPERATURES

- Cas des yuccas

Pour plus d’informations sur les yuccas, conseils, photos et résistances aux basses températures, suivez ce lien

Quelques exemples de yuccas :

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Yucca aloifolia variegata, une forme horticole très décorative.
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Yucca baccata au feuillage gris bleuté.
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Yucca desmetiana au jeune feuillage rouge.
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Yucca rostrata, très décoratif même en pot.
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- Cas des agaves

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Agave americana -10
Agave attenuata -2/-4
Agave bracteosa -6
Agave cerulata -10
Agave celsii albicans -4
Agave chrysantha -8/-10
Agave desertii -10
Agave fernandi-regis -7
Agave filifera -8
Agave havardiana -15/-20
Agave lechuguilla -15/-20
Agave lophanta -10
Agave mackelveyana -15
Agave murpheyi -10
Agave neomexicana -20
Agave palmeri -10
Agave parryi -20/-25
Agave parviflora -10
Agave salmiana -10
Agave scabra -7/-10
Agave schottii -7
Agave sisalana -4
Agave striata -5/-10
Agave stricta -5
Agave toumeyana -10
Agave utahensis -20
Agave victoriae-reginae -7/-10

Quelques exemples d’agaves :

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Agave franzosinii.
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Agave havardiana.
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Agave parrasana.
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Agave parviflora.
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Agave stricta.
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Agave victoriae reginae.
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Agave weberi.
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- Cas des aloès

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Aloe arborescens -2/-5
Aloe aristata -10/-15
Aloe brevifolia -8
Aloe broomii -10
Aloe castanea -5
Aloe ciliaris -5
Aloe ferox -5
Aloe humilis -4
Aloe longistyla -4
Aloe marlothii -5
Aloe microstigma -2
Aloe mitriformis -4
Aloe plicatilis -2/-3
Aloe polyphylla -10
Aloe saponaria -5/-8
Aloe striata -2
Aloe striatula -5/-8
Aloe variegata -2/-3

Quelques exemples d’aloès :

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Aloe arborescens.
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Aloe ciliaris.
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Aloe ferox.
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Aloe marlothii.
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- Cas des Aïzoacées

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Aloinopsis hilmarii -23
Aloinopsis peersii -23
Aloinopsis rosulata -15
Aloinopsis schooneesii -23
Aloinopsis spathulata -23
Chasmatophyllum musculinum -15/-20
Delosperma aberdeenense (ficoïde) -10
Delosperma annulare (ficoïde) -15/-20
Delosperma asthonii (ficoïde) -15
Delosperma basuticum (ficoïde) -15
Delosperma cooperi (ficoïde) -10/-20
Delosperma harazianum (ficoïde) -15
Delosperma lineare (ficoïde) -10
Delosperma lydenburgensis (ficoïde) -5/-15
Delosperma nubigeum (ficoïde) 12/-20
Drosanthemum eburneum (ficoïde) -8/-15
Drosanthemum hispidum (ficoïde grain de riz) -8/-15
Lampranthus aurantiacus (ficoïde orange) -5
Lampranthus roseus (ficoïde rose) -5
Lampranthus staynerii (ficoïde rose à coeur blanc) -5
Lampranthus sp. (ficoïde fuchsia ou rouge) -5
Lithops villetii -12
Malephora crocea (ficoïde rouge ou orange) -5
Rabiea albinota -12/-20
Ruschia pulvinaris -15
Titanopsis calcarea -7/-20

Quelques exemples d’Aïzoacées :

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Delosperma cooperi.
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Ficoïde rose.
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Ficoïde blanc.
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Trichodiadema setulifera.
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Ficoïde violet.
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Lampranthus aurantiacus.
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- Cas de quelques autres succulentes

Pour plus d’informations sur les cordylines, conseils et photos, suivez ce lien

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Beschorneria yuccoïdes -10
Cordyline indivisa -15
Cordyline hybrides pourpres et panachés -7
Dasylirion acrotiche -9
Dasylirion glaucophyllum -9
Dasylirion longissimum (=quadrangulatum) -9
Dasylirion serratifolium -9
Dasylirion wheeleri -18
Doryanthes excelsa -3
Dracaena draco -5
Furcraea bedinghausii -12
Furcraea selloa -2
Nolina (Beaucarnea) bigelovii -10
Nolina (Beaucarnea) longifolia -9
Nolina (Beaucarnea) matapensis -9
Nolina (Beaucarnea) recurvata -7

Quelques exemples de cactus et autres succulentes :

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Beaucarnea stricta au jardin Hanbury (Italie).
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Cereus peruvianus (cactus) à Nice.
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Cleistocactus strausii (cactus) à Nice.
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Trichocereus pasacana (cactus) au Jardin d’oiseaux tropicaux de La Londe les Maures (83).
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Myrtillocactus geometrizans (cactus).
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Stetsonia coryne (cactus).
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Cordyline australis atropurpurea.
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Cordyline australis aux fleurs délicatement parfumées.
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Dasylirion glaucophyllum.
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Dasylirion quadrangulatum.
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Dasylirion wheeleri.
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Doryanthes excelsa.
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Furcraea bedinghausii au jardin botanique de Nice.
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- Cas de quelques plantes grasses

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Aptenia cordifolia -7
Aeonium arboreum atropurpureum -4
Aeonium kiwionium -4
Carpobrotus edulis 0
Crassula arborescens -2
Crassula obliqua -2
Crassula latea -2
Cyanotis somaliensis -2
Echeveria elegans -4
Echeveria leucotricha -4
Echeveria ’Perle de Nuremberg’ -4
Echeveria setosa -4
Euphorbia resinifera -5
Euphorbia myrsinites -20
Graptopetalum paraguayense -2
Kalanchoe blossfeldiana -2
Pachyphytum azureum -4
Pachyphytum brevifolium -4
Pachyphytum oviferum -4
Pachypodium lamerei -2
Portulacaria afra -2
Sedum sp. (nombreuses espèces, orpins) -20
Sempervivum sp. (joubarbes) -20
Senecio serpens -4

Quelques exemples de plantes grasses :

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Aeonium ’Velour’.
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Aeonium hierrense.
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Aeonium kiwionium.
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Aeonium glutinosum.
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Aeonium ’Sunburst’.
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Aptenia cordifolia.
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Cotyledon arborescens.
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Cotyledon macrantha.
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Crassula ovata minor.
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Crassula perforata.
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Echeveria agavoïdes.
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Echeveria desmetiana.
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Echeveria ’Perl von Nurnberg’.
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Echeveria setosa tomentosa.
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Graptopetalum sp.
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Pachyphytum oviferum.
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Sedum acre.
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Sedum rubrotictum.
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Sedum sieboldii variegata.
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Sempervivum arachnoïdes (joubarbe).
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Collection de Sempervivum (joubarbes).
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Senecio serpens.
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- Cas des opuntias (oponces)

Nom : genre et espèce Résistance connue en °C
Opuntia alta -12
Opuntia angustata -12
Opuntia arenaria -12
Opuntia aurea -15
Opuntia basilaris -20
Opuntia bergeriana -12
Opuntia camanchica -23
Opuntia canapana -12
Opuntia clavata -20
Opuntia compressa -23
Opuntia cyclodes -23
Opuntia davisii -18
Opuntia discata -12
Opuntia drummondii -20
Opuntia dulcis -12
Opuntia engelmanii -18
Opuntia erinacea -20
Opuntia ficus-indica -12
Opuntia fragilis -20
Opuntia gregoriana -12
Opuntia heacockiae -20
Opuntia humifusa -20/-30
Opuntia hystricina ursina -20
Opuntia imbricata -23
Opuntia linguiformis -15
Opuntia macrocentra -15/-20
Opuntia macrorhiza -20
Opuntia martiniana -23
Opuntia microdisca -23
Opuntia mojavensis -23
Opuntia monacantha -23
Opuntia phaeacantha -20
Opuntia polyacantha -15/-20
Opuntia rafinesquei arkansana -20
Opuntia robusta -12
Opuntia scheeri -18
Opuntia sphaerocarpa -18
Opuntia tardospina -23
Opuntia trichophora -23
Opuntia vaseyi -12
Opuntia violacea macrocentra -12
Opuntia viridiflora -23
Opuntia whipplei -23

Quelques exemples d’opuntias :

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Opuntia engelmannii var. linguiformis.
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Opuntia ficus-indica.
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Opuntia hanburyana.
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Opuntia quimilo.
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Opuntia rosea.
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Opuntia subulata.
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Collection d’Opuntias très résistants au froid, dans les Bouches-du-Rhône.
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EN SAVOIR PLUS

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